Le parlement polonais, dirigé par les ultra conservateurs a voté mercredi 24 mai une limitation de l’accès à la pilule du lendemain par 242 députés pour 188 contre et 9 abstentions. Conformément au droit européen le gouvernement précédent avait octroyé la pilule du lendemain sans ordonnance aux femmes âgées de plus de 15 ans. Ce projet de loi inquiète les milieux féministes – comme le déclare Katarzyna Labedz de la Fédération pour la cause des femmes et du planning familial – selon elle la contraception d’urgence risque de perdre de son sens étant donné que pour être efficace elle doit être donnée dans les plus brefs délais, reprend le Figaro. Dans ce pays fortement catholique, le parti au pouvoir, droit et justice a déjà mis fin au financement public de la fécondation in vitro et tenté de mettre fin au droit à l’avortement pourtant un des plus restrictifs d’Europe. En effet, l’avortement n’est possible que dans trois cas en Pologne : en cas de risque pour la vie ou la santé de la mère, si un examen prénatal indique une grave pathologie irréversible chez l’embryon, et en cas de grossesse résultant d’un viol ou d’un inceste. C’est grâce à une mobilisation de près de 100 000 personnes que celui ci est toujours possible.
Lindo Rosé
chroniqueur européen
